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On
sent chez vous une certaine dose de confiance?
Quest-ce-qui a changé depuis que
vous avez succédé à Dominique
Casagrande ? :
Chez moi, rien. Je travaille comme jai toujours
travaillé car je ne crois quen cette
valeur. Il faut bosser pour atteindre ses objectifs.
Là dessus, ma devise na pas évolué
- il ny a que le travail qui paie, et je
la respecte. En revanche, on avait tendance, avant,
à ne voir que mes défauts.Le regard
des gens à changé. Si tu as décidé
daller au stade en te disant que Jérémie
est trop petit, Que Jérémie
nest pas à laise dans ses sorties
aériennes, etc... Tu ne changeras
jamais. Moi, je sais que jai pris de lassurance
mais je ne voudrais pas que ce soit pris pour
de la prétention. Je compense aussi cette
taille par ma détente. Et puis si jétait
vraiment trop comme ça ou pas assez comme
ci, je ne crois pas que je serais joueur professionnel
depuis sept ans. Vous savez, la peur, ca nenlève
pas le danger.
En fait, on ale sentiment que jamais vous
navez douté, malgré la concurrence
:
Bien au contraire, la concurrence me transcende.
Jai toujours su que je pouvais jouer dans
le but de lAS.Saint-Étienne. Je lai
toujours su et il ny avait que ma mère
qui a toujours cru en moi. Tous les autres, ceux
qui maintenant viennent me taper dans le dos,
je ne les ai pas oubliés. Cest une
forme de revanche mais sincèrement, je
ne marrête pas à ça.
La concurrence, cest normal, ça fait
partie du métier. Il ne faut pas regarder
derrière soi sinon tu na pas fini
de te mettre de la pression supplémentaire.
En fait, cest même ça qui te
fait progresser, qui te permet daugmenter
tes performances.Il y a autre chose aussi : jai
des responsabilités. Je suis père
de famille, ma femme attend un deuxième
enfant... ce sont les étapes qui te permettent
de relativiser les choses.
Vous mesurez le chemin
parcouru depuis votre arrivée à
Saint-Étienne :
Oui cest clair que je métait
fixé un objectif et quaujourdhui,
jy suis parvenu. Je me suis battu pour gagner
cette place que je ne lâcherais pour rien
au monde. Lentame ma onzième saison
à lASSE où je suis arrivé
en 1993. A lépoque je jouais en moins
de 15 ans nationaux à Valenciennes. Mes
parents sont venus à Saint-Étienne
pour le boulot. Jai été autorisé
à faire un essai par Messieurs Christian
LARIEPE et Alain BLACHON et cest comme ça
que jai intégré le club. On
oublie parfois que je nai que 25 ans. Je
suis aussi fier dune chose : en vingt ans,
je suis seulement le troisième gardien
issu de la formation stéphanoise après
Gilbert CECCARELLI et Grégory COUPET.
Jérémie,
auriez-vous parié que Saint-Étienne
se retrouverait dans une telle situation après
la rencontre face à Lorient ? :
Cest toujours difficile de faire un pronostic
mais je ne suis pas surpris malgré un calendrier
difficile. En revanche, cest vrai que ça
fait du bien de se retrouver là mais on
savait tous que nous étions capables de
réaliser cette entame de saison. Franchement
quand jai vu le calendrier, je me suis dit
On va être vite fixé...
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