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Stéphane
PORATO (AS-Monaco)
:
de ses premiers pas
en ciel et blanc, à la période
délicate qu'il vient de traverser
aujourd'hui à l'AS-Monaco...
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Il a
grandit dans l'ombre de Fabien Barthez aux
côtés de Jean Luc Ettori, à
l'OM, il faisait partie des gardiens de
but français les plus prometteurs
de sa génération, alors qu'aujourd'hui,
il vie des moments difficiles à l'
AS- Monaco ... le point sur la carrière
d'un garçon talentueux et attachant,
qui n'a certainement pas dit son dernier
mot.
Début en ciel et blanc
Son père tient une carrosserie dans
cette ville de la banlieue parisienne. Juste
en face : le stade Yves du Manoir, berceau
du Racing Club de Paris. C'est là
que Stéphane connaît ses premiers
émois de footballeur. "Il voulait
déjà jouer dans les buts parce
qu'il n'aimait pas courir. Moi je n'étais
pas d'accord" raconte son père.
Mais le gamin a de la suite dans les idées.
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Le
premier maillot !
Lors d'un tournoi, le
goal se blesse, Stéphane le remplace
et fait gagner son équipe. Il n'a
pas encore sept ans quand il reçoit
son premier maillot de gardien, un poste
qu'il ne quittera plus. Poussins, minimes,
cadets... Stéphane brille dans les
buts avec toutes les équipes de jeunes
du Racing. Ses entraîneurs, notamment
Denis Troch, ont vite repéré
ses qualités, notamment un sens du
placement exceptionnel. Mais quand vient
l'adolescence, Stéphane, inscrit
en sport-étude, connaît ses
premiers doutes. Alors que tous ses copains
grandissent, lui reste de petite taille.
Un retard rédhibitoire aux yeux des
dirigeants, qui lui refusent l'entrée
du centre de formation que le Matra Racing
vient de créer. Pour Stéphane,
l'heure est venue de quitter le club de
son enfance.
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Stéphane
PORATO (Créteil) - Photo P.Masseguin
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Premier match en D 1, avec le Sporting ...
Avec l'aide de ses parents, Stéphane
envoie des dizaines de dossiers de candidature
à tous les centres de formation de D1 et
de D2. Convoqué pour un essai de trois
jours par le Sporting Club de Toulon, le petit
parisien (qui atteindra bientôt 1,83 m)
convainc l'entraîneur Patrick Storaï
qui lui propose un contrat d'apprenti gardien.
De ces quatre années de dur apprentissage
à Toulon, Stéphane garde surtout
le souvenir d'une " époque fabuleuse
avec une bonne bande de copains ". Le 21
février 1993, c'est avec Toulon que Stéphane
joue son premier match en D1 à Caen, remplaçant
Luc Borelli blessé.
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A la fin de la saison 1993, Toulon
est rétrogradé en D3 pour raisons
financières. C'est le Monaco d'Arsène
Wenger qui récupère Stéphane,
notamment recommandé par Catalano, un recruteur
qui l'a connu à l'époque au Racing.
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Profiter de la présence de Fabien pour
progresser...
A
19 ans et demi, Stéphane intègre
une équipe de stars (Dumas, Djorkaeff,
Scifo...) et fait ses classes aux côtés
de Jean-Luc Ettori qui termine sa carrière
de joueur. Dès sa deuxième saison
à Monaco, il remplace au pied levé
Fabien Piveteau, expulsé face à
Strasbourg au stade Louis II. Il enchaîne
ensuite trois matchs sans défaite dans
les buts monégasques. L'année suivante,
Fabien Barthez est transféré sur
le Rocher.
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Stéphane
PORATO (AS-Monaco), et avec Peter LUCCIN
à l'OM - Photos DR et Jean Michel
BANCET
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Pour Stéphane,
son arrivée signifie qu'il devra encore
patienter danse rôle du remplaçant.
" Plutôt que me lamenter, j'ai cherché
à profiter de sa présence pour progresser
" , explique-t-il. Quelques mois plus tard,
Stéphane supplée parfaitement Barthez,
suspendu suite à un contrôle positif
au cannabis. Deux mois d'intérim au cours
desquels " il a mis la barre très
haut ", de l'avis même de l'entraîneur
Jean Tigana. Pas assez cependant pour concurrencer
le gardien de l'équipe de France dont Stéphane
restera la doublure pendant encore deux saisons.
Nouvelle expérience à
l'Olympique de Marseille, aux côtés
de stars comme, Blanc, Pirès, Dugarry,
Ravanelli...
L'offre de Marseille arrive à
point nommé. Rolland Courbis, le coach
de l'OM, connaît Stéphane depuis
son passageà Toulon. Il lui promet une
vraie concurrence avec Andreas Köpke, le
gardien international allemand. Stéphane
ne laisse pas passer sa chance et devient rapidement
le n°1. Il flambe dans les buts de l'OM, gagnant
le respect de ses partenaires (Blanc, Pires, Dugarry,
Ravanelli...). Ses prestations en coupe d'Europe,
notamment ses sorties aériennes et ses
relances " à la Barthez " entrent
dans la légende. Cette année-là,
Marseille atteint la finale de la coupe de L'UEFA
et finit vice-champion de France. Sur la lancée
de cette saison exceptionnelle, Stéphane
connaît sa première sélection
en équipe de France, le 13 novembre 1999,
contre la Croatie (3-0). Beaucoup le voient déjà
en bleu à l'Euro 2000 aux côtés
de son ami Fabien Barthez. C'est malheureusement
le moment où l'OM et son gardien connaissent
un passage à vide qui va vite se transformer
en tempête sur la Canebière. En Février,
Stéphane craque, soumis à un trop-plein
de pression sportive auquel s'ajoute des problèmes
de vie privée. Il écope d'une suspension
pour injures envers un arbitre, puis se blesse.
Adieu l'équipe de France. La fin de saison
lui permet de se ressaisir. Malgré l'hostilité
de certains supporters, il joue un rôle
déterminant dans le maintien de l'OM en
D1.
Retour sur le rocher... à
l'AS.Monaco
La première année
de son retour à l' AS- Monaco Claude Puel,
le coach de l'époque et Jean-Luc Ettori,
entraîneur des gardiens lui confient la
lourde tache de remplacer Barthez parti à
Manchester. Et c'est avec une équipe très
largement renouvelée, que les Monégasque
débutent la saison difficilement. Un temps
écarté, Stéphane retrouve
peu à peu son meilleur niveau et sa place
de titulaire dans les buts de la principauté.
Cette saison, le club terminera finalement en
milieu de tableau et disputera la finale de la
coupe de la ligue (perdue 2-1 contre Lyon). Ensuite
le nouvel entraîneur Monégasque Didier
Deschamps, fera venir le gardien italien Flavio
Roma, et relègue Stéphane sur le
banc. Sur le point de quitter le club pour retrouver
une place de titulaire, Stéphane va finalement
disputer une douzaine de matchs du championnat,
suite à une blessure de Flavio Roma.
En ce début
de saison, il est donc probable que je reste au
moins jusqu'au mois de décembre à
Monaco, c'est-à-dire jusqu'au mercato d'hiver.
En cours de saison, les clubs peuvent toujours
engager un joker, mais ils préfèrent
garder cette possibilité en cas de coup
dur, par exemple la blessure d'un joueur très
important pour l'équipe. Par rapport aux
dernières saisons, le marché des
transferts a été très calme
cette année. C'est vrai qu'il y a moins
d'argent dans le football. Nous sommes pas mal
de joueurs à en subir les conséquences.
Mais d'un autre côté, ce n'est pas
forcément une mauvaise chose. A présent,
les joueurs et les dirigeants vont peut-être
davantage penser au côté sportif
qu'au côté financier !
Source "BIO" images
+ texte : www.stephane PORATO.com
Découvrez son site officiel en cliquant
ici :
www.stephane-porato.com
+ le site d'un supporter de Stéphane en
cliquant ici :
www.poratoweb.free.fr
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